Quand on se présente dans le Bas-Saint-Laurent, on a comme l’impression que la région a été façonnée pour le vélo.

Plus on roule, plus le paysage se dévoile : des vallées, des montagnes et bien entendu le magnifique fleuve. Les tableaux défilent au gré de nos coups de pédale.

Tous les ingrédients d’un grand voyage de cyclotourisme sont réunis: longues distances accessibles, villages accueillants et paysages maritimes.

Trois-Pistoles

C’est sans oublier des hébergements variés et surtout une offre gourmande bien développée.

Le corridor de Rivière-du-Loup à Rimouski est tout désigné pour des randonnées de découvertes. C’est exactement le type de décor qui donne envie de ralentir, de multiplier les pauses… et de voyager sans lourdes sacoches.

De Rivière-du-Loup à Rimouski à vélo: que le meilleur du Bas-Saint-Laurent

On peut emprunter la Route verte qui nous fera rouler sur la 132 et des chemins alternatifs.

Comme point de départ, pourquoi pas un lieu inspirant, où le fleuve devient immense, donnant l’impression de longer la mer. Le parc de la Pointe peut insuffler l’énergie qu’il faudra emmagasiner avant de partir.

Un pique-nique au Bas-Saint-Laurent.

Après quelques kilomètres, on est confronté à un contraste évident. Le secteur de Gros Cacouna comprend un port de mer. D’imposants navires viennent livrer de la marchandise en vrac solide et des produits de la forêt.

Les installations portuaires ont pour voisin la Réserve nationale de faune de la Baie-de-l’Isle-Verte. Il s’agit d’une bande riveraine d’environ 20 kilomètres sur la rive sud de l’estuaire du fleuve Saint‑Laurent. Elle protège les habitats côtiers et la sauvagine.

La réserve est ouverte au public, mais on demande aux visiteurs de respecter l’environnement et de ne laisser aucune trace de leur passage.

La Route verte nous fait ensuite circuler sur un trajet empruntant différents chemins « dans les terres », comme on dit dans cette région pour expliquer qu’on s’éloigne des rives du fleuve. Ce parcours mène au parc du Sault Mackenzie et ensuite à Trois-Pistoles. Nous voilà au cœur de la région des Basques.

Accompagné d’un peu d’air salin du large, il est agréable d’y passer les journées les plus chaudes de l’été. C’est le moment de s’arrêter sur la promenade et sur un quai. Il est possible d’y observer les arrivées et départs du traversier et échanger avec les pêcheurs venus taquiner l’éperlan.

On y trouve des lieux d’hébergement et de la restauration. La région s’enorgueillit de ses fromages, ses charcuteries et ses poissonneries. On peut déguster ces produits locaux dans différents parcs publics donnant sur le fleuve.

Pour une bonne distance, on nous épargne de la 132. C’est une bonne chose, car l’autoroute 20 ne va pas plus loin. La route provinciale devient donc plus achalandée, donc moins accueillante pour les cyclistes. Qu’à cela ne tienne, on nous fait circuler avec de petites routes qui viennent flirter avec les rives du fleuve.

Le parc national du BIC.

Une quarantaine de kilomètres plus tard, nous voilà au réputé parc du Bic…

Réputé surtout pour ses beautés. Situé dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent, on y admire ses caps, ses baies, ses anses, ses îles confrontés à des montagnes. C’est LA place pour entendre les bruits et les odeurs de la mer, caressé par le vent marin. Le site permet d’observer des phoques se prélassant au soleil près du rivage. Calme et reposant.

On peut l’explorer sur les 15 kilomètres de ses sentiers cyclables, allant de facile à intermédiaire.

C’est l’étape finale avant d’arriver à la ville de Rimouski, capitale régionale pourvue de nombreux services et attraits.

Ce trajet le long du Saint-Laurent donne l’impression d’avoir traversé une succession de cartes postales. Un voyage où le fleuve accompagne nos coups de pédale et où chaque arrêt devient une découverte.

À lire aussi:

Le long du Saint-Laurent, à vélo et au rythme des villages

À visiter aussi:

Le Saint-Laurent à vélo.