Après avoir combattu avec succès un cancer agressif, François Cartier avait besoin d’un ailleurs, quelque chose qui allait lui permettre de s’évader.
Premier changement : adopter le vélo. M. Cartier commence à rouler sur deux roues pour se remettre et garder la forme.
Deuxièmement : se trouver un passe-temps. Pourquoi pas un travail à temps partiel? Bingo! Il y a deux ans, il est devenu livreur de bagages pour les clients de la compagnie Voyager à vélo.
«Je faisais beaucoup de bénévolat. Le problème, c’est que je me retrouvais souvent tout seul pour faire le travail…», se souvient-il.
«J’ai eu un cancer en 2019. J’ai tout arrêté pendant deux ans. J’ai perdu 50 livres.»
La piqûre du vélo

François Cartier a adopté le vélo électrique pour ses randonnées.
Heureusement, le cancer a été détecté de façon précoce, après une jaunisse. Une opération et des traitements ont vaincu la maladie, ajoute l’homme de Granby aujourd’hui âgé de 72 ans.
«Tranquillement, j’ai pu reprendre mes activités. J’ai pensé au vélo. Je me suis acheté un vélo électrique. J’ai eu la piqûre!», lance-t-il.
«J’ai pu parcourir plusieurs pistes cyclables de la Montérégie et en Estrie.»
Aimer «faire de la route»
Peu de temps après, François Cartier voit passer une annonce qui a piqué sa curiosité. Voyager à vélo cherchait des livreurs pour transporter des bagages entre les hébergements de sa clientèle.
«Il me fallait un passe-temps. Mais ça ne serait pas du bénévolat. Livrer des bagages, ça m’occupe. C’est ma deuxième année avec Voyager à vélo. Et je vois que ça grossit», constate-t-il.
«J’ai toujours aimé faire de la route. Je fais mes transports l’avant-midi. Souvent, je suis revenu chez moi pour l’heure du dîner et j’ai mes après-midis. C’est un travail qui me fait rencontrer du monde aussi. Ça arrive que je donne quelques indications aux clients sur leur trajet quand je connais la région.»
Responsabilité
Occuper ce genre de boulot vient avec une certaine part de responsabilité; on ne laisse pas les affaires des clients de Voyager à vélo n’importe où, poursuit-il.
Primo, on doit s’assurer que l’adresse de l’hébergement est la bonne. Aussi, est-ce que la réservation des clients est valide?
M. Cartier se souvient d’une anecdote survenue il y a quelques mois. La réservation avait été perdue par l’hébergement choisi par les clients. «Ça ne fonctionnait pas. Le B & B était plein. Il n’y avait pas de place pour que nos clients puissent passer la nuit», explique-t-il.
«Il a fallu que Voyager à vélo trouve un autre hébergement dans la région. Des fois, il faut se virer sur un dix sous…»
Autre particularité : les hôtels ne sont pas toujours équipés d’ascenseur. Quand on doit grimper les bagages au deuxième étage, il faut y mettre de l’huile bras. «L’autre jour, j’ai fait un transport pour un groupe de cyclistes… il y avait 11 valises!», mentionne-t-il.
«Elles allaient toutes au deuxième étage…»
Rayon d’action
Le rayon d’action des transports effectués par François Cartier se concentre particulièrement en Montérégie et en Estrie. Il estime que ces deux régions sont parfaites pour le vélo, notamment grâce à un réseau de pistes cyclables de qualité.
«On est gâté!», convient-il.

