Parcourir les rives du fleuve Saint-Laurent à vélo, de Niagara Falls à Matane.
C’est le rêve qu’a réalisé de belle façon Mario Belley, aussi connu comme le fondateur de l’entreprise Voyager à vélo.
Le Saint-Laurent à vélo, c’est l’idée de relier près de 1730 kilomètres de rives, en longeant les lacs Érié et Ontario ainsi que le grand fleuve au Québec.
Le long circuit, réalisé à près de 90 %, met en valeur des attraits, des services et des commerces s’offrant aux cyclistes qui l’empruntent. On vient de partout dans le monde pour l’explorer, dit fièrement M. Belley.
Ce projet d’envergure a une valeur certaine à différents niveaux. «C’est mon legs», lance-t-il.
Des ambassadeurs
Mario Belley veut maintenant s’adjoindre d’autres passionnés qui, comme lui, ont à cœur le développement cycliste autant des côtés ontariens que québécois. Ces personnes devront former des comités en recrutant des gens de leur région riveraine. Elles deviendront des sentinelles du circuit.
«Je veux former des comités bien structurés. Je recherche des ambassadeurs, des gens qui vont embarquer dans l’idée», résume-t-il.
«Il me faut une quinzaine d’ambassadeurs. Nous aurons des réunions une fois par mois environ. Ils se réuniront tous les trois mois avec leur comité local. Comme il y a une certaine disparité de qualité des parcours, je cherche des personnes de terrain qui vont être en mesure de rapporter ce qui se passe dans leur milieu. Comme une vigie de l’accès au fleuve.»

Ces participants seront appelés, par exemple, à identifier les services aux cyclistes manquants sur leur territoire et voir à faire corriger la situation avec les autorités en place, comme les municipalités, renchérit ce passionné de cyclisme.
«Des fois, il peut manquer un accotement asphalté, soumet-il à titre d’exemple. Ces personnes pourraient voir à faire améliorer le tronçon. Ça serait à eux à évaluer le parcours dans leur région.»
«Le déploiement de ces collaborateurs bénévoles va permettre d’avoir une connaissance granulaire du territoire. Cette force vive va assurer que le parcours n’est pas seulement une ligne sur une carte, mais une expérience de qualité, sécuritaire et soutenue par les communautés locales.»
Des retombées pour les communautés
Le circuit Le Saint-Laurent à vélo, prévoit Mario Belley, a le potentiel de faire la renommée cyclable du Québec et de l’Ontario. Il évalue qu’environ 50 % de la clientèle de Voyager à vélo provient déjà de la popularité du Saint-Laurent à vélo à l’extérieur du pays.
Combien de lieux historiques, de villages pittoresques et de paysages ainsi reliés profitent des retombées d’un tel parcours? se demande-t-il.
Le fondateur de cet organisme à but non lucratif pense aussi aux commerces qui peuvent bénéficier de l’affluence des cyclistes venus rouler le long de l’eau. Ceux-ci s’arrêtent dans des boulangeries, des microbrasseries, des hébergements, des ateliers mécaniques, etc.
«Il y a certainement un impact économique à une telle réalisation», affirme-t-il.
«Les communautés riveraines peuvent en bénéficier.»
L’itinéraire suit deux grands parcours cyclables de la Great Lakes Waterfront Trail, en Ontario, et de la Route Verte, au Québec. Ces deux réseaux sont déjà bien balisés et sécurisés.
Le Saint-Laurent à vélo se déploie aussi sur des routes secondaires peu achalandées ou des voies partagées, soutient-il.
Rendez-vous au Salon du vélo
Mario Belley est donc en mode recrutement. Il entend rencontrer de futurs ambassadeurs lors du Salon du vélo de Montréal, du 20 au 22 février au Palais des congrès. On pourra donc en savoir plus en se présentant au stand numéro 114.
Avis aux intéressés. Manifestez votre intérêt en vous présentant au Salon du vélo ou en contactant Mario Belley, ou via courriel à info@voyageravelo.com.

