Le train et le vélo recommencent enfin à faire bon ménage chez VIA Rail.

La compagnie ferroviaire canadienne a fait bien des heureux chez les cyclistes qui rêvent de voyager autrement, sans devoir utiliser leur voiture pour se rendre à une destination de cyclotourisme.

Après cinq ans d’absence, les vélos seront de nouveau admis à bord de certains trains VIA Rail reliant Ottawa et Québec.

La gare de Québec. / Tirée de Facebook Via Rail

Le déploiement se fera progressivement, mais les clients peuvent déjà réserver un espace vélo (25 $ par direction) sur quatre trains sélectionnés. Pour le moment, quatre vélos sont acceptés par trajet sur les trains reliant les capitales canadienne et québécoise.

Le service vélo-train est offert dans les trains en direction d’Ottawa vers Québec (nos 26 et 28) ainsi que de Québec vers Ottawa (nos 33 et 35).

Pour plusieurs amateurs de cyclotourisme, cette annonce ouvre la porte à de nouveaux scénarios de voyage. On peut imaginer partir de Québec à vélo, rouler jusqu’à Montréal ou Ottawa… puis revenir en train, sans devoir refaire le trajet en sens inverse.

Une autre façon de voyager.

Certaines règles devront toutefois être respectées. Les passagers seront responsables de manipuler et ranger eux-mêmes leur vélo, qu’il soit régulier ou électrique. Les bicyclettes devront être suspendues dans les espaces prévus à cet effet.

La colline parlementaire d’Ottawa. / Tirée de Facebook Via Rail

Pour les vélos électriques, la batterie devra obligatoirement être retirée avant l’embarquement. VIA Rail précise également certaines limites concernant les dimensions et le poids des vélos acceptés à bord.

La compagnie explique avoir pris cette décision afin de mieux répondre à l’intérêt croissant des Canadiens pour le tourisme intérieur et les voyages actifs.

Avec la popularité grandissante du cyclotourisme, VIA Rail souhaite contribuer au développement d’une offre de transport plus durable et plus flexible. L’objectif est aussi de favoriser l’intermodalité, c’est-à-dire la possibilité de combiner différents moyens de transport au cours d’un même voyage.

Le transporteur affirme vouloir offrir une nouvelle manière de découvrir les paysages et les collectivités canadiennes, tout en rendant ses services plus attrayants et mieux adaptés aux besoins des voyageurs.

Le projet pourrait d’ailleurs prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. VIA Rail indique qu’elle suivra de près l’impact de cette réintroduction graduelle afin d’évaluer l’évolution du service et son achalandage.

Un «premier pas dans la bonne direction»

Du côté de Vélo Québec, on accueille favorablement cette annonce, qualifiée de « premier pas dans la bonne direction ». L’organisme souligne notamment l’importance d’accepter aussi les vélos à assistance électrique.

« La combinaison du train et du vélo est un outil essentiel de nos déplacements quotidiens entre les régions, et un facteur clé de développement du tourisme à travers le Québec », note Vélo Québec.

L’organisme reconnaît toutefois que le retour du service pourrait entraîner certains défis logistiques, notamment en ce qui concerne le partage des espaces à bord des wagons.

Vélo Québec espère maintenant que cette relance mènera éventuellement à une bonification graduelle du service afin de mieux répondre à l’intérêt grandissant pour les déplacements combinant le train et le vélo.

Parce qu’au fond, le cyclotourisme commence parfois bien avant le premier coup de pédale. Il commence au moment où l’on monte dans un train avec son vélo… en regardant défiler le paysage par la fenêtre.